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Après une semaine bien chargée, et un (petit) temps de repos, la reprise se fait demain à l'Assemblée Nationale où la Commission des Finances se penchera à 14 heures sur le sort du Crédit Immobilier de France, avant que la séance ne reprenne dès 16 heures pour achever l'examen de la première partie du budget 2013.
Ce blog a connu une forte audience ces derniers jours, et a été souvent relayé dans le débat politique. Beaucoup y ont vu de l'irritation de ma part, sur le degré de "liberté" laissé aux parlementaires. Il est vrai que l'affaire des "pigeons" et quelques autres dossiers (ISF oeuvres d'art, redevance audiovisuelle...) ont pu donner le sentiment que l'Assemblée Nationale ne compte pas beaucoup pour le Gouvernement. Il n'y a ni blues, ni colère, chez le rapporteur général du budget... Il s'agissait pour moi de pointer des dysfonctionnements, et surtout de ne pas les reproduire. J'espère que cela nous servira collectivement de leçon.
Cette semaine, j'ai aussi, peut-être un peu à cause de la fatigue, eu plusieurs altercations assez vives en séances. D'ordinaire assez calme et placide, je me suis lâché contre Nathalie Kusciusko-Morizet, Xavier Bertrand et quelques autres... Il est difficile d'encaisser sans broncher du lundi 3h de l'après-midi au vendredi 3h du matin, les postures et la mauvaise foi de certains députés qui ternissent l'image des parlementaires :
Concernant NKM, sa façon de faire frise l'incorrection. C'est ce que j'appelle la "technique de Lourdes" : faire des apparitions. Pour sa première intervention, elle était arrivée cinq minutes avant de parler, était repartie cinq minutes après, sans même attendre la réponse venue du bas de l'hémicycle. Elle est réapparue, beaucoup plus tard, juste au moment de l'étude de l'article relatif aux "pigeons". Je n'ai pu m'empècher de penser que son intérêt sur ce sujet pouvait être lié à son entourage familial. Beaucoup le pensaient, moi je l'ai dit ! Sans doute n'était ce pas une bonne idée, car cette seconde apparition serait sans doute passé inaperçue sans ce petit incident.
Adepte aussi de la provocation, Xavier Bertrand utilise une technique bien connue : lui, c'est le parfait "bonimenteur", mais sans la partie "boni" : Il intervient pour soutenir un de ses amendements, qui propose ni plus ni moins, sans explication et sans détail, de supprimer ex-abrupto 500 Millions d'Euros de crédits aux collectivités locales. Je lui répond ironiquement, qu'il avait du réfléchir et réduire ses ambitions puisqu'en commission, il soutenait le même type d'amendement, mais à hauteur de 750 Millions... Véxé, il affirme haut et fort, plusieurs fois, en me coupant sans cesse la parole, que les deux amendements étaient identiques. Ayant à coeur de défendre mon travail (et surtout celui de mes administrateurs) je lui ai produit immédiatement les documents prouvant son erreur... Bien sûr que je n'aurai pas dû lacher tout haut... "menteur" !
Quoique...
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